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Financement énergétique : La BAD valide la phase 2 de la mission 300 en Afrique

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé un nouveau financement d’une valeur de 3,9 millions de dollars destiné à l’appui technique à la mise en œuvre des pactes nationaux africains pour l’énergie.

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Financement énergétique : La BAD valide la phase 2 de la mission 300 en Afrique

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé un nouveau financement d’une valeur de 3,9 millions de dollars destiné à l’appui technique à la mise en œuvre des pactes nationaux africains pour l’énergie.

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Par Arnaud Jean-Baptiste TABOE

Cette deuxième phase de la mission 300 s’inscrit dans la poursuite des travaux de la première phase. Elle vise à fournir une assistance technique directe à 13 pays de la mission pour 24 mois afin de leur permettre de passer de plans énergétiques formalisés à de véritables raccordements à l’électricité pour les foyers, les écoles, les hôpitaux et les entreprises.

Elle prolonge la première, lancée en décembre 2025, qui avait mobilisé environ un million de dollars américains pour aider les pays à mettre en place et à opérationnaliser leurs unités de mise en œuvre et de suivi des pactes énergétiques.

Ces unités, intégrées au sein des gouvernements, sont chargées de la coordination des réformes énergétiques entre les différents ministères ainsi que du suivi des progrès réalisés. Les pays bénéficiaires de cette seconde phase sont le Tchad, le Gabon, la Tanzanie, la Mauritanie, la République démocratique du Congo, le Kenya, le Nigeria, Madagascar, l’Éthiopie, le Malawi, le Lesotho, la Namibie et l’Ouganda.

Apport pour l’éclairage

Cette seconde étape, financée par le groupe de la Banque africaine de développement et le groupe de la Banque mondiale, ambitionne d’accompagner les gouvernements dans l’amélioration de la réglementation, la planification et la réduction des tarifs de l’électricité afin de favoriser la concrétisation des investissements.

Ce programme entend également renforcer les services publics, notamment à travers l’amélioration de la qualité des données, de la recherche et de l’apprentissage dans les pays grâce à des outils tels que l’Indice de réglementation de l’électricité et les forums régionaux sur l’énergie, permettant ainsi de rendre les pays capables de fournir une énergie plus fiable tout en minimisant les pertes.

Il prévoit le déploiement de conseillers experts au sein des Unités nationales de mise en œuvre et de suivi des pactes afin d’aider les gouvernements à coordonner les réformes et le suivi des progrès accomplis. Dans ce cadre, la Mission 300 prévoit le déploiement de conseillers experts au sein des Unités nationales de mise en œuvre et de suivi des pactes, afin d’aider les gouvernements à coordonner les réformes et à suivre les progrès accomplis.

Ce financement, établi sur deux ans, entre dans le cadre de la mission 300 dont l’objectif à terme est de raccorder 300 millions de ménages.

Selon Wale Shonibare, directeur des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie à la Banque africaine de développement, ces pays ont pris des engagements audacieux dans le cadre de leurs pactes pour l’énergie. Ces engagements, qui à ses dires facilitent la mise en œuvre des réformes, permettront avec la seconde phase de l’AESTAP Mission 300 de favoriser ainsi l’élargissement de l’accès à l’électricité à plus de ménages, d’entrepreneurs et de communautés.

La phase I du projet s’est concentrée sur la création et le renforcement de ces équipes de mise en œuvre, notamment la formation du personnel, la mise en place d’outils de suivi et l’accompagnement des pays dans la planification de leurs prochaines étapes. La phase II s’appuiera sur ces acquis en fournissant l’assistance technique nécessaire à la mise en œuvre des réformes prévues.

À noter que les pactes énergétiques sont des plans nationaux dans lesquels les gouvernements définissent la manière dont ils vont étendre l’accès à l’électricité, renforcer leur secteur énergétique et attirer des investissements. Au cours de l’année écoulée, des dizaines de pays africains ont lancé ces pactes, soutenus par des engagements politiques forts et des promesses des partenaires du développement.

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