Ce partenariat, fondé sur un principe de cofinancement, vise à renforcer le système sanitaire sénégalais face aux défis actuels et futurs. Cette entente entre les deux pays est valable pour une durée de cinq années et couvre notamment la surveillance épidémiologique, le développement des laboratoires, la formation et le renforcement des ressources humaines, ainsi que la transformation numérique du secteur.
Dans le détail, la mobilisation du financement se fera entre les deux parties : Dakar mobilisera 72 millions de dollars américains, soit 53% du montant global, tandis que les États-Unis apporteront 63 millions de dollars. Ces investissements devraient, selon les autorités, contribuer à bâtir un dispositif plus résilient, plus performant et mieux préparé face aux crises sanitaires.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le score de détection et d’intervention face aux urgences sanitaires était évalué à 84,4% en 2020 contre 20% en 2015, illustrant une amélioration significative de la gestion des crises sanitaires.
Les autorités sénégalaises ont précisé que Dakar prendra progressivement le relais de certaines dépenses actuellement couvertes par Washington, notamment l’approvisionnement en produits médicaux et le financement des agents de santé de première ligne.
Cet accord s’inscrit dans une nouvelle approche de la politique de santé mondiale portée par l’administration Trump, marquée par une réorientation des mécanismes de financement, notamment en lien avec l’évolution du rôle de l’USAID. Il s’intègre également dans la stratégie « America First Global Health », promue par Washington dans plusieurs pays partenaires.
Depuis janvier, Washington a signé des accords similaires avec une quinzaine de pays africains, contournant le dispositif multilatéral de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette nouvelle forme d’appui entamée par les États-Unis dans les pays africains contribuera à renforcer l’autonomie des pays bénéficiaires sur le long terme, tout en consolidant les capacités nationales dans les domaines prioritaires tels que la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme, la surveillance des maladies et la préparation aux épidémies.