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Microfinance au Bénin : Entre avancées et défis…

Trois mois après l’entrée en vigueur de la loi n°2025-14 sur la microfinance, les responsables d’Institutions de Microfinance (IMF) se sont retrouvés à Cotonou pour dresser un premier bilan. Entre efforts de mise en conformité et obstacles persistants, les acteurs du secteur appellent le gouvernement à intensifier les mesures d’appui pour assurer le succès de cette réforme jugée structurante.

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Microfinance au Bénin : Entre avancées et défis…

Trois mois après l’entrée en vigueur de la loi n°2025-14 sur la microfinance, les responsables d’Institutions de Microfinance (IMF) se sont retrouvés à Cotonou pour dresser un premier bilan. Entre efforts de mise en conformité et obstacles persistants, les acteurs du secteur appellent le gouvernement à intensifier les mesures d’appui pour assurer le succès de cette réforme jugée structurante.

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Par Claudia Kenou

Trois mois après l’entrée en vigueur de la loi n°2025-14 sur la microfinance, les responsables d’Institutions de Microfinance (IMF) se sont retrouvés à Cotonou pour dresser un premier bilan. Entre efforts de mise en conformité et obstacles persistants, les acteurs du secteur appellent le gouvernement à intensifier les mesures d’appui pour assurer le succès de cette réforme jugée structurante.

Réunis le lundi 29 septembre 2025 à l’initiative de l’Agence Nationale de Surveillance des Systèmes Financiers Décentralisés (ANSSFD), en partenariat avec l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés (APSFD), administrateurs et directeurs d’IMF ont échangé sur les premiers pas de l’application de la loi. Cette rencontre visait à clarifier les exigences de la réforme, évaluer les efforts entrepris et recenser les doléances des institutions engagées dans ce processus de mutation. Dans son intervention, la présidente du Conseil d’administration de l’APSFD, Valentine Huguette Adoukonou Tonoukouin, a dressé un état des lieux contrasté. Elle a salué une réforme «salutaire» mais souligné que «malgré les efforts, beaucoup reste encore à faire». Elle a insisté sur la nécessité de mesures d’accompagnement renforcées afin d’assurer une véritable transition et de consolider les acquis.

Les préoccupations des IMF s’articulent autour de plusieurs priorités: appui technique et juridique accru pour la mise en conformité, mise en place d’un système d’information mutualisé, accès facilité à des financements de long terme à taux préférentiels, adaptation de la fiscalité, allègement des coûts de formalisation et encadrement des garanties. Autant de leviers que les acteurs jugent indispensables pour renforcer la résilience des institutions et accélérer leur formalisation. Face à ces préoccupations, Philippe Dahoui, directeur général de l’ANSSFD, a tenu à rassurer les participants. Il s’est engagé à transmettre fidèlement les doléances au ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances. Rappelant que les IMF disposent d’un délai de douze mois pour se conformer aux nouvelles dispositions, il a insisté sur le principe de «supervision par l’accompagnement» prôné par le gouvernement. «Notre rôle est de garantir que le secteur reste viable et capable d’offrir des services financiers inclusifs, digitalisés et accessibles», a-t-il affirmé.

Cette rencontre constitue la première étape d’un suivi régulier. Des rencontres trimestrielles sont déjà prévues pour évaluer la progression des institutions vers la mise en conformité. Adoptée le 25 juin 2025 par l’Assemblée nationale et promulguée le 2 juillet par le président Patrice Talon, la loi n°2025-14 marque une refondation majeure du secteur. Elle substitue l’appellation «Systèmes Financiers Décentralisés» par «Institutions de Microfinance», impose la mise en place obligatoire d’un conseil d’administration, renforce les obligations comptables et prudentielles, introduit la finance islamique et met l’accent sur la protection des clients.

R.T.

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