Par Romaric TOKPE
Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement des recommandations issues du séminaire de Niamey, au cours duquel la nécessité de disposer d’un outil crédible d’analyse de l’environnement des affaires avait été clairement exprimée. À l’ouverture des travaux, le vice-président de la CCI Bénin, Casimir Migan, a souligné l’enjeu stratégique de cette initiative. « Mieux connaître nos entreprises pour mieux les servir reste une priorité », a-t-il déclaré. Il a mis en avant le rôle de l’Observatoire comme une véritable mémoire vivante capable d’éclairer les mutations économiques.
Pour Casimir Migan, l’outil revêt également une dimension d’influence. « Le plaidoyer doit être crédible et fondé sur des données fiables », a-t-il affirmé. D'après lui, l’Observatoire renforce la légitimité des positions défendues auprès des pouvoirs publics. « L’Observatoire est bien plus qu’un simple service, il constitue le socle des actions et de la vision », a-t-il ajouté.
La directrice générale de la CCR UEMOA, Marietou Coulibaly, a salué l’initiative de la CCI Bénin. Elle a rappelé que « la mise en place d’un baromètre de l’environnement des affaires demeure essentielle pour l’action politique et économique ». Selon elle, la capacité d’influence de la CCR doit être renforcée, ce qui passe nécessairement par la consolidation des synergies entre les États membres. Le secrétaire général de la CCI Bénin, Raymond Adjakpa Abile, a souligné que la création d’un baromètre endogène permettra une meilleure compréhension des réalités locales.
Dans un contexte régional marqué par des enjeux économiques croissants, la rencontre de Cotonou confirme la volonté commune des institutions consulaires de se doter d’outils analytiques robustes, afin de faire de la donnée un véritable moteur durable de compétitivité et de performance.