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Rencontre entre Patrice Talon et les chefs d’entreprise : Le dernier round pour ancrer la confiance au-delà du mandat

Au Bénin, la croissance ne se décrète pas. Elle se bâtit, méthodiquement, à l’articulation entre vision d’État et engagement entrepreneurial. À quelques mois de la fin de son second mandat, le président Patrice Talon a choisi de réunir, vendredi 18 juillet 2025, une sélection ciblée de chefs d’entreprise au Palais de la Marina. Objectif : écouter, échanger, mais surtout réaffirmer, dans un moment politique charnière, la nécessité d’un pacte de confiance renouvelé entre l’État et le secteur privé.

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Rencontre entre Patrice Talon et les chefs d’entreprise : Le dernier round pour ancrer la confiance au-delà du mandat

Au Bénin, la croissance ne se décrète pas. Elle se bâtit, méthodiquement, à l’articulation entre vision d’État et engagement entrepreneurial. À quelques mois de la fin de son second mandat, le président Patrice Talon a choisi de réunir, vendredi 18 juillet 2025, une sélection ciblée de chefs d’entreprise au Palais de la Marina. Objectif : écouter, échanger, mais surtout réaffirmer, dans un moment politique charnière, la nécessité d’un pacte de confiance renouvelé entre l’État et le secteur privé.

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Par Claudia Kenou

Au Bénin, la croissance ne se décrète pas. Elle se bâtit, méthodiquement, à l’articulation entre vision d’État et engagement entrepreneurial. À quelques mois de la fin de son second mandat, le président Patrice Talon a choisi de réunir, vendredi 18 juillet 2025, une sélection ciblée de chefs d’entreprise au Palais de la Marina. Objectif : écouter, échanger, mais surtout réaffirmer, dans un moment politique charnière, la nécessité d’un pacte de confiance renouvelé entre l’État et le secteur privé.

Sans mise en scène protocolaire ni discours convenus, cette initiative personnelle du chef de l’État s’inscrit dans une volonté claire de boucler le cycle entamé en 2016 en consolidant les bases d’un climat d’affaires économiquement durable, ouvert et compétitif. En effet, dans un contexte régional où plusieurs économies africaines rivalisent d’efforts pour attirer les investisseurs, le Bénin choisit de réaffirmer sa trajectoire. Celle d’un pays qui mise sur l’intelligence collective pour bâtir une croissance résiliente.

L’ambition présidentielle est limpide. Raffermir l’écosystème d’investissement par un dialogue sincère, débarrassé des codes figés de la communication officielle. Patrice Talon n’a pas esquivé les défis. Il les a replacés dans un horizon stratégique où chaque acteur, de l’artisan à l’industriel, peut devenir un maillon du progrès national. «Le Bénin progresse bien et donne un signal de progrès», a-t-il affirmé d’emblée, dans un discours à la fois dense et mesuré. Son propos, loin d’une autosatisfaction, dessine une philosophie économique fondée sur la stabilité, la lisibilité des règles et la valorisation du travail productif. «Même sans ressources naturelles exceptionnelles, on peut se développer pas à pas, si l’environnement permet à chacun de travailler», a-t-il insisté. Cette vision, Talon la revendique avec une sobriété assumée, convaincu que la transformation structurelle du pays repose moins sur l’abondance que sur la constance, moins sur les effets d’annonce que sur la capacité à instaurer un climat de confiance durable.

Face à lui, les chefs d’entreprise ont salué un style de gouvernance qui rompt avec les figures classiques du pouvoir vertical. Ici, la parole circule, les perceptions s’échangent, les convictions se testent. Charles Isaac Fibérésima, directeur général d’une banque implantée au Bénin, a livré un diagnostic sans détour: «Nous avons senti une vision, nous avons senti une volonté de faire du Bénin une terre d’investissement. Et ça, c’est extrêmement important dans une Afrique qui doit se positionner. (…) Je pense que le Bénin, comme on dit, c’est the place to be actuellement». Une déclaration qui, à elle seule, résume le basculement en cours: le pays est désormais perçu, non plus seulement comme un marché émergent, mais comme un territoire de projection stratégique pour des investisseurs en quête de stabilité, d’efficacité et d’ancrage territorial.

Au fil des interventions, un même fil conducteur s’est imposé: l’importance du cadre institutionnel et de la prévisibilité économique. Abdel Mumin Zampalégré, autre haut responsable bancaire, ne dit pas autre chose lorsqu’il évoque «un président visionnaire, qui l’a démontré avec les réformes entreprises. On voit un bond spectaculaire». Derrière ce constat, se dessine la reconnaissance d’une approche pragmatique, où les résultats priment sur les postures. L’amélioration continue du climat des affaires, la fluidification des démarches administratives, la clarté du droit fiscal, la digitalisation des procédures; autant d’éléments qui, sans occuper le devant de la scène, forment les fondations réelles de l’attractivité béninoise.

Mais au-delà des constats et des satisfecit partagés, cette rencontre porte en elle une symbolique forte. Celle d’un État qui ne craint pas de s’exposer à la parole privée, qui reconnaît aux entreprises leur rôle moteur dans l’économie réelle et qui comprend que la croissance ne se pilote pas depuis les tours d’ivoire, mais au contact du terrain, dans l’ajustement permanent des politiques publiques aux réalités du marché. «Vous contribuez à ça», a résumé Patrice Talon à l’adresse de ses interlocuteurs, dans une formule simple mais lourde de sens. En clair, le message est lancé: l’avenir économique du Bénin sera codétenu, co-construit et co-assumé.

Dans une Afrique où nombre de pays peinent encore à stabiliser leur environnement d’affaires, le Bénin trace, avec méthode, les contours d’un pacte économique fondé sur la responsabilité partagée, la lisibilité des orientations publiques et l’écoute active des leviers privés. En recevant ces acteurs majeurs de la vie économique nationale, le président béninois n’a pas seulement initié un dialogue. Il a réaffirmé un engagement: faire du pays un hub d’excellence économique où la parole publique épouse les exigences de la réalité entrepreneuriale. Une posture qui, à l’épreuve du temps, pourrait bien faire du Bénin un cas d’école en matière de gouvernance économique en Afrique de l’Ouest et attirer durablement des investissements structurants dans des secteurs clés tels que l’agro-industrie, les infrastructures et les technologies.

Fortuné Dotin

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