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Sécurité alimentaire en Afrique : Quatre produits de base au centre de la dépendance et des défis logistiques

Dans un nouveau rapport, la Banque mondiale met en lumière la forte dépendance alimentaire de l’Afrique à l’égard de quelques produits de base. Le manioc, le riz, le maïs et le blé concentrent à eux seuls près de la moitié de l’apport calorique du continent, exposant les systèmes alimentaires à de multiples vulnérabilités.

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Sécurité alimentaire en Afrique : Quatre produits de base au centre de la dépendance et des défis logistiques

Dans un nouveau rapport, la Banque mondiale met en lumière la forte dépendance alimentaire de l’Afrique à l’égard de quelques produits de base. Le manioc, le riz, le maïs et le blé concentrent à eux seuls près de la moitié de l’apport calorique du continent, exposant les systèmes alimentaires à de multiples vulnérabilités.

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Par Délé Oliyidé

Quatre produits de base fournissent 45% des calories consommées en Afrique. Selon le rapport de la Banque mondiale intitulé « L’alimentation à la croisée des chemins : le lien entre transport, logistique et sécurité alimentaire en Afrique », le manioc, le riz, le maïs et le blé fournissent 45% des calories consommées en Afrique. Une concentration qui, selon l’institution financière internationale, rend le continent particulièrement sensible aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, à la volatilité des prix alimentaires et aux chocs climatiques.

Une forte dépendance aux importations

Le rapport relève que, bien que ces quatre aliments dominent les régimes alimentaires africains, une part importante est importée, notamment d’Europe, d’Asie du Sud et d’autres régions. Chaque année, l’Afrique importe plus de 30 millions de tonnes de maïs, plus de 35 millions de tonnes de riz et environ 60 millions de tonnes de blé.

« Une grande partie de ces produits de base est importée d’Europe, d’Asie du Sud et d’ailleurs, ce qui fait du transport un élément essentiel pour aider à relever les défis de l’insécurité alimentaire en Afrique », souligne le rapport. Une fois sur le continent, ces denrées sont confrontées à des délais importants, liés notamment à l’insuffisance des infrastructures portuaires, à une logistique jugée inefficace et à la longueur des trajets intérieurs.

En moyenne, les aliments parcourent environ 4.000 kilomètres en 23 jours en Afrique, soit près de quatre fois plus qu’en Europe. Cette situation accroît les risques de détérioration, de pertes et de retards dans l’approvisionnement des ménages. Les ports maritimes assurent 14% des importations alimentaires du continent, une proportion qui atteint 22% pour les pays enclavés et 37% pour les pays à très faible revenu. Toutefois, nombre de ces infrastructures portuaires sont confrontées à des équipements obsolètes, à une capacité limitée et à des défaillances structurelles, créant des goulets d’étranglement dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire.

Après le dédouanement, les produits importés doivent encore transiter par des réseaux routiers fragiles, des frontières souvent encombrées et un maillage de transport rural insuffisant. Autant de contraintes qui contribuent à la hausse des prix, à la réduction de la disponibilité alimentaire et à la baisse de l’accessibilité pour les consommateurs.

Des pertes post-récolte dues à des problèmes de stockage 

Au-delà du transport, la Banque mondiale pointe l’insuffisance des infrastructures de stockage comme un facteur aggravant de l’insécurité alimentaire. Selon le rapport, 20% des céréales, 25% du riz et du maïs, et jusqu’à 40% des fruits et légumes sont perdus avant d’atteindre les consommateurs. Les pertes cumulées de manioc, de maïs, de riz et de blé sont passées de 22,5 millions de tonnes en 2010 à 33,8 millions de tonnes en 2022, soit l’équivalent de près de 30% des importations annuelles.

Pour y remédier, la Banque mondiale plaide en faveur d’investissements accrus dans les infrastructures portuaires, ferroviaires et routières, mais aussi dans des installations de stockage modernes. La rationalisation de la logistique, la simplification des procédures frontalières et l’adoption de meilleures techniques de manutention sont également présentées comme des leviers essentiels pour réduire les pertes et améliorer durablement la sécurité alimentaire sur le continent.

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