Ce niveau record constitue une hausse de 12% comparé à l’année 2024, établie à 2.608 milliards de francs Cfa, soit une évolution de 307 milliards de francs Cfa.
Cette augmentation est largement supérieure au taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB), estimé à 7,8%. Ce qui démontre la capacité de croissance des services fiscaux à un moment de besoins croissants de financement du développement.
La Direction générale des impôts et domaines (DGID) a contribué à hauteur de 65% des recettes totales de l’État, selon un document de la direction confirmant un niveau inédit ainsi que son rôle de pilier des finances publiques sénégalaises.
Plus en détail, les résultats enregistrés au niveau des principales catégories de recettes, notamment les impôts directs (123 milliards de francs Cfa), affichent une hausse de 9,6% comparée à l’année précédente, tandis que les impôts indirects, évalués à 184,2 milliards de francs Cfa, correspondent à +14,5% par rapport à 2024. Ce qui témoigne de l’ampleur de la dynamique en cours.
Ces performances inédites, tant en valeur absolue qu’en valeur relative, résultent de l’amélioration du rendement fiscal et du renforcement des mécanismes de recouvrement.
L’impôt sur les sociétés et les impôts sur les revenus ont progressé de 8%, la TVA intérieure a bondi de 20%, tandis que les recettes domaniales ont affiché une hausse remarquable de 68,1%, traduisant une meilleure valorisation du patrimoine foncier de l’État.
Parallèlement, les remboursements d’impôts aux entreprises ont atteint 89,8 milliards de francs Cfa, en hausse de 5,5%, illustrant la volonté de concilier performance budgétaire et soutien à l’activité économique. Selon la DGID, ces résultats sont le fruit d’une politique fiscale axée sur le volontarisme et le civisme fiscal, dans le cadre d’une vision renforçant la citoyenneté économique.
Pour 2026, la même ambition est maintenue, avec l’objectif d’aller encore plus loin. Cet optimisme repose sur la poursuite du Plan de redressement économique et social (PRES), la réforme du Code général des impôts, l’élargissement de l’assiette fiscale, la digitalisation intégrale des procédures fiscales, domaniales et cadastrales, ainsi que l’assainissement du processus de sécurisation foncière.