Selon ce document, le Produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 0,8% par rapport au trimestre précédent. Cette amélioration est principalement portée par l’augmentation de la valeur ajoutée du secteur secondaire (+3,0%) et du secteur primaire (+0,1%). Toutefois, elle a été atténuée par un léger repli du secteur tertiaire (-0,1%) et par la baisse des taxes nettes de subventions sur les produits (-0,4%).
Le PIB hors hydrocarbures et agriculture s’est accru de 0,6%, contre 0,5% pour le PIB global, traduisant une diversification progressive des moteurs de la croissance. En revanche, en glissement annuel, le PIB réel du troisième trimestre 2025 s’est amélioré de 4,2% par rapport à la même période de 2024, soutenu par la bonne tenue des secteurs primaire (+7,3%), secondaire (+7,2%) et tertiaire (+2,4%). La croissance hors hydrocarbures ressort à 1,8%, tandis que le PIB nominal est estimé à 4.963,1 milliards de francs Cfa.
Le secteur primaire enregistre une légère progression trimestrielle de 0,1%, portée par les performances de la pêche (+16,3%), de l’élevage (+0,5%) et de la sylviculture (+0,2%). Bien que l’agriculture affiche un recul trimestriel de -1,2%, sa valeur ajoutée progresse fortement en variation annuelle (+7,3%).
Le secteur secondaire demeure le principal moteur de la croissance trimestrielle, avec une hausse de 3,0%, tirée notamment par les industries chimiques, le raffinage du pétrole, les activités extractives et l’agroalimentaire. En variation annuelle, sa valeur ajoutée grimpe à 7,2%, portée par la montée en régime du raffinage et des industries extractives.
À l’inverse, le secteur tertiaire connaît un léger repli trimestriel (-0,1%), en lien avec la baisse des activités de transport, de santé et d’information-communication. Toutefois, en glissement annuel, il progresse de 2,4%, soutenu par le commerce, l’administration publique, les services financiers et les activités culturelles.
Du côté de la demande, la consommation finale globale s’accroît de 1,6% en variation trimestrielle et de 3,3% sur un an. La Formation brute de capital fixe (FBCF) progresse de 1,5% sur le trimestre, portée par l’investissement public. Enfin, le déficit extérieur s’améliore, avec une baisse des importations (-6,9% en variation trimestrielle), tandis que les exportations progressent de 11,6% en glissement annuel, soutenues par le pétrole et le gaz.