Par Assou AFANGLO
Implantée dans la commune de Gogo, province du Zoundwéogo, région du Nazinon, la mine de Kiaka couvre une superficie de 54,02 km². Le site figure parmi les projets aurifères majeurs du pays et représente un levier important pour le renforcement de la production nationale d’or.
La mise en exploitation du gisement depuis 2025 s’inscrit dans une dynamique régionale ambitieuse, avec l’objectif affiché de dépasser les 500.000 onces d’or par an à l’horizon 2030. Une performance qui positionnerait le projet comme un acteur clé de la production aurifère en Afrique de l’Ouest.
Selon l'entreprise mère West African Resources, la filiale burkinabè a atteint ses objectifs de production pour l'année civile 2025, ce qui représente un record de production annuel. La production d'or pour l'année complète s'est établie à 330.383 onces, dont 112.019 onces ont été produites au cours du trimestre de décembre.
L'activité d’exploitation minière à ciel ouvert du centre minier aurifère de Kiaka, au Burkina Faso, a continué de s’intensifier, avec une augmentation de 76% des onces extraites au cours du trimestre de décembre par rapport au trimestre de septembre. La montée en puissance de l'usine de traitement de Kiaka continue de se poursuivre selon l’entreprise West African Resources.
Application du nouveau Code minier
La décision du conseil des ministres s’appuie sur les articles 66 et 306 de la loi n°016-2024/ALT du 18 juillet 2024 portant Code minier, ainsi que sur le décret du 21 mars 2025 encadrant les modalités de constitution et d’ouverture du capital des sociétés d’exploitation industrielle à l’État et aux investisseurs nationaux. Dans la pratique, le code permet à l’État d’acquérir à titre onéreux « au moins 30% » de parts dans les mines, en plus de la participation gratuite de 15%.
À travers cette réforme, les autorités entendent renforcer la présence de l’État et des investisseurs burkinabè dans les projets extractifs stratégiques. L’objectif est clair : garantir une meilleure représentation des intérêts nationaux, accroître les retombées économiques locales et consolider la souveraineté du pays sur ses ressources naturelles.
Avec cette montée au capital, l’État burkinabè affirme ainsi sa volonté de jouer un rôle de premier plan dans la gouvernance et la valorisation de ses ressources naturelles.