Par Boris Mawuena
Malgré cette stabilité globale, l’évolution des prix a été contrastée selon les catégories de produits. Plusieurs denrées alimentaires ont notamment enregistré des baisses. Les huiles végétales ont ainsi reculé de 5,2%, une diminution attribuée à la plus grande disponibilité de l’huile de palme sur les marchés. De même, les prix de la sous-classe « autres légumes, tubercules, plantains et bananes à cuire séchés et déshydratés » ont diminué de 2,3%, une tendance liée à l’abondance des produits dérivés du manioc.
À l’inverse, certains produits ont connu une hausse au cours du mois. Les prix du poisson réfrigéré ou congelé ont progressé de 2,5%, notamment sous l’effet de l’augmentation des prix du chinchard et du maquereau. Les légumes frais ou réfrigérés ont également enregistré une hausse de 2,7%, principalement en raison du renchérissement de l’oignon frais rond. Par ailleurs, les épices, herbes culinaires et graines ont augmenté de 3,5%, une évolution portée par la hausse du prix du piment frais.
Produits importés en légère hausse
En variation mensuelle, les prix des produits importés ont progressé de 0,4%, tandis que ceux des produits locaux ont reculé de 0,2%, indique l’INStaD.23
L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits saisonniers et énergétiques, est restée stable. L’indice correspondant s’est maintenu à 100,5, soit le même niveau que celui observé en janvier.
Sur une base annuelle, l’évolution des prix révèle une légère baisse. En glissement annuel, le niveau général des prix a diminué de 0,1% par rapport à février 2025. Cette baisse s’explique notamment par le recul des prix dans certaines catégories de consommation, dont les produits alimentaires et boissons non alcoolisées (-0,2%), les transports (-1,9%) ainsi que les restaurants et services d’hébergement (-5,6%).
Cependant, cette tendance a été partiellement compensée par la hausse de plusieurs postes de dépenses, notamment le logement, l’eau, l’électricité, le gaz et les combustibles (+6,5%), les vêtements et chaussures (+2,1%) ainsi que la santé (+2,1%).
Une inflation modérée dans l’UEMOA
En moyenne annuelle, le taux d’inflation au Bénin s’est établi à 1,1% à fin février 2026, soit une légère baisse de 0,1 point de pourcentage par rapport au mois précédent. Cet indicateur, utilisé pour mesurer la convergence économique entre les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), reste largement inférieur au seuil communautaire fixé à 3%.
Pour calculer l’IHPC, l’INStaD s’appuie sur un vaste dispositif de collecte de données couvrant l’ensemble du territoire. Le panier de consommation comprend 844 produits suivis dans 2.583 points d’observation, avec plus de 21.800 relevés de prix effectués chaque mois dans les différentes régions économiques du pays.