Par Boris Mawuena
Le Conseil de l’Ordre a animé, lundi 23 février 2026 à Cotonou, une conférence de presse pour lancer une campagne nationale de sensibilisation et de répression contre l’exercice illégal de la profession comptable.
Selon les responsables de l’OECCA-Bénin, de nombreux prestataires, diplômés ou non, proposent des services d’expertise-comptable sans être inscrits au tableau de l’Ordre, en violation des textes en vigueur. Un phénomène préoccupant qui expose les entreprises à des risques importants.
Face à cette situation, le Conseil de l’Ordre appelle les dirigeants à ne plus confier leurs travaux comptables à des personnes non habilitées, dépourvues de compétence reconnue et d’assurance professionnelle.
Placée sous le thème : « Choisir un expert-comptable, c’est choisir la fiabilité de vos comptes et votre sécurité », la campagne vise à rappeler le rôle stratégique de la profession dans la solidité financière des entreprises.
Pour Wilfrid Aguéhoundé, directeur exécutif de l’OECCA-Bénin, cette démarche, portée par le Conseil de l’Ordre et son président, répond à un impératif de protection et de responsabilité collective. Il souligne que la comptabilité ne saurait être réduite à une simple formalité administrative : elle constitue un socle essentiel de transparence financière et de sécurité juridique pour les entreprises. À l’en croire, cette initiative marque le début d’une action vigoureuse en faveur de la crédibilité de l’information financière et de l’assainissement du climat des affaires au Bénin.
Même son de cloche chez Frédéric Codjia, premier vice-président de l’OECCA-Bénin. Il insiste sur le fait que la campagne ne vise aucune personne en particulier, mais s’inscrit dans une logique de protection générale. L’exercice illégal, prévient-il, fragilise les entreprises, expose les dirigeants à de lourds risques fiscaux et juridiques, altère la qualité des états financiers et mine la confiance indispensable à la dynamique économique.
Il rappelle avec fermeté que la comptabilité est un acte technique strictement encadré par la loi, qui exige compétence, intégrité et sens de responsabilités. Les Pme, Mpme et commerçants sont particulièrement vulnérables, souvent sans mesurer les conséquences d’un recours à des intervenants non agréés.
Au-delà de la phase de sensibilisation, cette campagne constitue, selon les responsables de l’Ordre, une étape déterminante dans l’engagement de la profession à faire respecter la réglementation, à sécuriser les entreprises et à contribuer activement à l’assainissement de l’environnement des affaires au Bénin.