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Afreximbank Accelerator : Huit startups au service de l’intégration économique

Afreximbank lance en mars 2026 son programme d’accélération dédié à huit startups africaines sélectionnées parmi 1.600 candidatures.

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Par Brunelle TCHOBO

L'objectif de ce programme est de financer, encadrer et connecter des solutions innovantes capables de lever les blocages du commerce intra-africain et d’appuyer l’industrialisation du continent dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Afreximbank passe du discours à l’outil économique. En dévoilant les huit finalistes de la première cohorte de son Afreximbank Accelerator Program, la Banque africaine d’import-export ne se contente pas de soutenir l’innovation. Elle structure un levier concret pour transformer le commerce intra-africain et soutenir l’industrialisation du continent. Derrière ce programme de trois mois qui démarre en mars 2026, se dessine une stratégie pour faire des startups un instrument d’intégration économique.

Sélectionnées parmi plus de 1.600 candidatures à l’issue d’un processus rigoureux mêlant évaluations commerciales, entretiens et séances de pitch, les huit entreprises retenues évoluent dans des secteurs directement liés aux goulots d’étranglement du commerce africain : agriculture, e-commerce, fintech, accès aux marchés, chaîne d’approvisionnement et fabrication.

Leurs profils illustrent une orientation stratégique pour résoudre les blocages structurels qui freinent la circulation des biens, des services et des capitaux sur le continent et au sein de la diaspora.

Un programme d’accélération conçu comme outil de politique économique

L’originalité du dispositif réside dans son architecture. Il ne s’agit pas d’un simple incubateur, mais d’un mécanisme articulé autour de trois piliers économiques : capital, expertise et marché.

D’abord, le financement. Les startups peuvent recevoir, sous réserve des critères de sélection, jusqu’à 250.000 dollars US en investissement en actions via le Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA), le bras d’investissement à impact d’Afreximbank.

Ce positionnement montre le rôle croissant des banques de développement africaines dans le capital-risque, un domaine longtemps dominé par des acteurs extérieurs au continent.

Ensuite, le mentorat. Les finalistes bénéficieront de l’accompagnement d’investisseurs, de spécialistes du commerce international et d’experts sectoriels. L’enjeu dépasse la formation. Il s’agit d’aligner les modèles économiques de ces entreprises sur les réalités réglementaires et commerciales africaines.

Enfin, l’accès au marché. L’intégration dans l’écosystème panafricain d’Afreximbank ouvre des passerelles vers des programmes de facilitation du commerce, des réseaux publics et privés, ainsi que des partenaires multilatéraux. Cette dimension institutionnelle transforme le programme en plateforme d’insertion directe dans les circuits du commerce continental.

Des startups positionnées sur les infrastructures invisibles du commerce

Les profils des finalistes confirment cette logique systémique. Fincart.io se positionne comme système d’exploitation pour PME du commerce électronique. OnePort 365 numérise la gestion du fret aérien, maritime et routier. Timon développe un portefeuille de voyage et de paiement international.

Zowasel et Fluna interviennent sur les infrastructures numériques du commerce agricole, tandis que Capsa Technology et Daba Finance ciblent le financement alternatif et la mobilisation de capitaux. De son côté, Gebeya mise sur un agent IA pour l’économie des services et créative.

Ces entreprises ne vendent pas seulement des produits : elles construisent des couches d’infrastructure numérique, financière et logistique indispensables à l’essor du commerce intra-africain.

Une vision élargie du marché africain

La diversité géographique des candidatures, Afrique, diaspora et CARICOM (Caribbean Community), souligne l’ambition d’Afreximbank d’étendre la notion de marché africain au-delà des frontières physiques. Les sessions prévues à Abuja, Nairobi et au Caire, ainsi que la journée de démonstration finale devant des investisseurs et décideurs internationaux, renforcent cette dimension transcontinentale.

Pour Haytham Elmaayergi, vice-président exécutif d’Afreximbank, le programme illustre la conviction que l’innovation peut transformer le commerce intra-africain et concrétiser les promesses de la ZLECAf. En investissant dans des solutions développées localement mais conçues pour des marchés élargis, la banque positionne les startups comme des vecteurs d’industrialisation, d’intégration économique et de connexion entre l’Afrique, sa diaspora et les Caraïbes.

À travers cet accélérateur, Afreximbank ne soutient donc pas seulement des entreprises émergentes, elle façonne un écosystème où l’innovation devient un outil stratégique de politique commerciale continentale.

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