Par Claudia Kenou
Le Bénin devrait connaître une croissance économique soutenue en 2025, avec un taux de progression du PIB estimé à 6,8%, légèrement supérieur aux prévisions de 6,7% pour 2024 et 6,4% pour 2023. Ces projections, présentées par le ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, témoignent de la résilience de l’économie béninoise face à un contexte international complexe, marqué par des tensions géopolitiques et des défis climatiques.
La croissance continue du Bénin repose sur une politique d’allocation des ressources publiques favorisant les investissements dans les infrastructures et les secteurs sociaux. En 2025, plusieurs projets clés, dont des hôpitaux (Calavi, Savè-Ouèssè, Tchaourou), des centrales solaires, des systèmes d’alimentation en eau potable et l’extension du réseau routier, devraient être achevés, améliorant ainsi les conditions de vie des populations.
Stratégie économique et priorités pour 2025
Le Budget général de l'État pour 2025, d’un montant de 3.551 milliards de francs CFA, se concentrera sur le développement des infrastructures socio-économiques et la poursuite des actions sociales. Les dépenses d'investissement devraient atteindre 1.010 milliards de francs CFA, en hausse par rapport aux 963,4 milliards de francs CFA de 2024. Ces investissements viseront à maximiser les bénéfices de la croissance pour améliorer le bien-être des populations, en particulier les plus vulnérables.
La stratégie économique du gouvernement, fondée sur le Programme d’Action du Gouvernement (PAG) 2021-2026, se concentrera sur la transformation structurelle de l’économie et la réduction de la pauvreté. Elle repose sur cinq axes stratégiques : le renforcement du capital humain, la transformation économique, la gestion durable de l’environnement, la consolidation de la gouvernance et l’adaptation aux changements climatiques.
Projets sociaux et environnementaux
Des initiatives notables incluent la gratuité des frais de scolarité en maternelle et primaire, la création de lycées techniques agricoles et d’écoles des métiers, ainsi que des projets d’autonomisation énergétique, avec des centrales thermiques et solaires. La poursuite du programme Gbessoké et de l’alimentation scolaire en zone rurale (Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré, PNASI) reste une priorité, avec un objectif d’atteindre 100% des établissements ciblés cette année.
Défis et perspectives
Malgré des perspectives positives, des défis demeurent, notamment les tensions géopolitiques régionales, la politique économique du Nigéria et les impacts du changement climatique. Une gestion rigoureuse et une mobilisation accrue des ressources seront nécessaires pour soutenir les infrastructures et renforcer les filets sociaux.