Par Boris Mawuena
Dans un contexte où la majorité des économies africaines demeurent confrontées à de fortes contraintes structurelles, le pays se distingue par une performance saluée à l’échelle régionale. Selon le rapport, les économies du continent restent globalement « peu libres », freinées notamment par la corruption, la pression fiscale élevée, la faiblesse de l’ouverture des marchés et des entraves persistantes à l’initiative privée. Malgré ce tableau contrasté, le Bénin occupe la 12ᵉ place en Afrique, confirmant son statut de l’une des économies les plus réformatrices du continent.
Ce positionnement place le pays devant plusieurs économies ouest-africaines et africaines souvent citées comme références, notamment la Côte d’Ivoire (22ᵉ), le Togo (23ᵉ), le Sénégal (18ᵉ), le Ghana (30ᵉ), ainsi que le Nigeria, le Cameroun, le Gabon ou encore le Niger. Cette progression reflète les résultats concrets des réformes engagées au cours des dernières années.
Les performances du Bénin reposent en grande partie sur la modernisation de l’administration publique, la digitalisation des services, l’amélioration du climat des affaires et la stabilisation du cadre macroéconomique. Ces efforts ont contribué à réduire certaines lourdeurs administratives, à renforcer la transparence et à faciliter les activités économiques.
Par ailleurs, les politiques axées sur la sécurité juridique, la discipline budgétaire et l’efficacité de l’action publique ont renforcé la confiance des investisseurs et amélioré l’attractivité du pays. Ces avancées traduisent une volonté de consolider un environnement économique plus favorable à l’investissement privé et à la croissance durable.
Dans un continent où les défis liés à la liberté économique demeurent importants, le classement du Bénin dans l’édition 2025 de l’indice illustre une trajectoire réformatrice cohérente et positionne le pays comme un acteur économique de plus en plus crédible sur la scène régionale et africaine.