Selon le professeur Gayane Faye, coordonnateur du projet Sénégal Satellite (SENSAT), ce nouvel outil contribuera à consolider la souveraineté nationale dans le domaine spatial. Ce deuxième satellite permettra de recueillir des données précises et fiables, essentielles à la sécurité du pays et à la maîtrise de l’information stratégique.
« Il est impossible d’avoir une souveraineté territoriale sans souveraineté informationnelle. On ne peut pas parler de défense sans faire référence au spatial et à l’accès aux technologies de surveillance des villes et des frontières », a affirmé l’universitaire, soulignant que le spatial est devenu un levier majeur de puissance et de développement économique à l’échelle mondiale.
Le nouveau satellite, GuindSat-1B, viendra compléter le premier dispositif déjà en orbite afin de renforcer le système informationnel national. Il offrira des capacités en télécommunications, en observation de la Terre et en géolocalisation, des fonctions indispensables au bon fonctionnement de l’économie réelle et à la prise de décision publique.
D’après plusieurs études, un milliard de francs Cfa investi dans le spatial peut générer jusqu’à 70 milliards de francs Cfa pour l’économie réelle. Le spatial apparaît ainsi comme un atout majeur pour la mise en œuvre de politiques économiques capables de dynamiser l’écosystème national.
Ce deuxième satellite constitue donc un investissement stratégique à fort rendement, adossé à une politique de valorisation des données. Il porte l’ambition d’insuffler une dynamique nouvelle en matière de croissance, de compétitivité et de diversification de l’économie.
En prenant cette initiative, le pays se positionne comme un hub régional de services spatiaux en Afrique de l’Ouest. Pour rappel, en août 2024, le Sénégal avait déjà placé en orbite son premier satellite, GaiNDEsat-1a, depuis la base américaine de Vandenberg.
Cet outil de type CubeSat 1U est dédié à la collecte de données environnementales et à l’imagerie, des applications jugées stratégiques pour la gestion des ressources naturelles, la surveillance du territoire et l’observation climatique.