Par Mountaga Diallo
Cette initiative attire l’attention des partenaires internationaux, notamment l’Union européenne, qui souligne la nécessité de disposer de détails clairs sur le programme avant de s’engager pleinement.
Lors d’une conférence de presse tenue le 28 janvier 2026, Xavier Sticker, ambassadeur de l’Union européenne en Guinée, a rappelé que le développement durable d’un pays ne peut reposer uniquement sur l’aide publique au développement. Selon lui, deux leviers économiques doivent être privilégiés : la mobilisation des ressources internes et le rôle du secteur privé.
« Nous accompagnons la Guinée dans l’amélioration de l’efficacité de la mobilisation des ressources nationales à travers des programmes sur les finances publiques », a expliqué le diplomate. Il a souligné que la vision Simandou 2040 représente également un potentiel significatif pour le secteur privé, capable de stimuler la croissance et de générer des emplois.
L’ambassadeur a cependant précisé que l’engagement européen dépendra de la publication complète de cette vision, afin que le secteur privé européen, en lien avec l’ensemble de l'équipe Europe, puisse identifier ses contributions possibles, tant en termes de ressources financières que de compétences techniques, pour concrétiser les projets envisagés. Selon les premières indications, la stratégie comprendrait une centaine de projets couvrant différents secteurs économiques.
Pour Xavier Sticker, l’efficacité économique d’une politique publique se mesure à son impact concret sur la population. « La vision Simandou 2040 se veut un projet intégré, combinant développement économique, social et environnemental. L’Union européenne est déjà engagée aux côtés de la Guinée sur chacun de ces aspects », a-t-il conclu.