Par Assou AFANGLO
Cette modernisation vise à garantir une énergie plus sûre, propre et durable pour le Togo et le Bénin. Ce projet de réhabilitation a été financé principalement par la banque KfW allemande (43,5 millions d’euros) avec une contribution de la Communauté électrique du Bénin (CEB) à hauteur de 3,051 millions d’euros. Les travaux ont été réalisés par l'entreprise allemande Voith Hydro Heidenheim, et ont mobilisé 150 ouvriers togolais et béninois qualifiés aux côtés d’experts internationaux.
Selon Johannes Klotz, chargé d'affaires par intérim à l'ambassade d’Allemagne au Togo, cette réalisation « va au-delà d’une simple mise à niveau technique. Elle représente une renaissance, une revalorisation et une projection vers l’avenir ».
D'après le ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, Robert Koffi Eklo, « la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Nangbeto n’est pas seulement technique. Elle est l’expression d’un choix stratégique de deux nations déterminées à consolider leur autonomie énergétique, renforcer leur résilience économique et inscrire leur coopération dans la durée ».
Le directeur général de la CEB, Karimou Chabi Sika, voit dans la remise en service de la centrale une promesse tenue envers les générations futures à travers une production d’électricité continue et garantie pour les trente prochaines années.
À s'en fier aux précisions du ministère togolais en charge de l'Énergie et des Ressources minières, la centrale hydroélectrique de Nangbeto permet de produire en moyenne 170 GWh par an (au-delà des 150 GWh prévus), de réguler les crues du Mono en protégeant Athiémé et la préfecture de Yoto, et de développer la pêche sur son lac artificiel. Elle a été construite entre 1984 et 1987 et inaugurée le 5 mai 1988. L'aménagement hydroélectrique de Nangbeto continue d'être utile pour les populations grâce à la volonté commune des Républiques du Togo et du Bénin.