Par Assou AFANGLO
La séance a été présidée par le professeur Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale, en présence d’Essowè Georges Barcola, ministre des Finances et du Budget. Le budget 2026, équilibré en ressources et en charges à hauteur de 2.751.542.015.000 francs Cfa, connaît une hausse significative de 14,8% par rapport à l’année précédente.
Il retrace les grandes orientations politiques, économiques et sociales du Togo et vise à répondre aux attentes légitimes des populations, tout en poursuivant la mise en œuvre des différents axes de la feuille de route gouvernementale.
Les principaux axes du budget
Le premier axe, centré sur l’inclusion et le capital humain, prévoit des dépenses sociales de 669 milliards de francs Cfa en 2026, soit près de 48% du total des dépenses budgétaires, contre 659 milliards en 2025, enregistrant une progression de 1,5%. Cette enveloppe permettra de renforcer les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’eau, de l’énergie et de la protection sociale.
Le deuxième axe, dédié à la transformation économique, mobilise 407 milliards de francs Cfa en 2026, contre 315 milliards en 2025, soit une hausse de 29,3%. Cette augmentation vise à soutenir l’agriculture, l’industrie, le numérique et l’emploi.
Le troisième axe, axé sur le renforcement de l’État, prévoit 324 milliards de francs Cfa en 2026 contre 355 milliards en 2025, soit une baisse de 8,5%. Cette réduction a été rationalisée au profit des secteurs productifs et sociaux.
Un budget salué
Le président du groupe parlementaire majoritaire Union pour la République, Aklesso Atcholi, a souligné que le vote de ce budget contribue à consolider les fondations de la paix et de la sécurité nationale, car « rien n’est possible sans la paix ».
Pour sa part, le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, a affirmé que l’adoption de la loi de finances pour 2026 permet au gouvernement de disposer d’un outil essentiel pour la mise en œuvre de la politique nationale. « Le budget 2026 constitue l’instrument financier du pacte démocratique qui lie le gouvernement et l’Assemblée nationale dans une responsabilité partagée.
Les outils dont dispose l’Assemblée nationale, conformément à la nouvelle Constitution, ne sont pas seulement des mécanismes institutionnels : ils garantissent transparence, responsabilité et confiance des citoyens dans la gestion des finances publiques », a-t-il déclaré.
Selon les dispositions de la 5ᵉ République, le projet de budget 2026 sera ensuite soumis au Sénat pour une seconde lecture avant de revenir à l’Assemblée nationale pour une adoption définitive.