Par Assou AFANGLO
Ce chantier de datacenters porté par le ministère de la Transition digitale s’inscrit dans la stratégie nationale de maîtrise des données et constitue une avancée décisive vers la modernisation et l’indépendance numérique de l’administration publique. L’enjeu est d’héberger, de sécuriser et d’exploiter l’ensemble des données publiques sur le territoire national, tout en rapatriant celles stockées à l’étranger.
Selon la Primature, les datacenters mis en service ont une capacité globale de 3.000 téraoctets de stockage, de 105.600 Go de mémoire et de 28.800 cœurs CPU pour plus de performance. Ils permettront d’héberger plus de 7.000 machines virtuelles et d’accélérer le rapatriement des plateformes publiques.
Les datacenters assureront également une meilleure continuité des services, un renforcement de la sécurité des données et d’importantes économies d’échelle. Le projet, estimé à plus de 15 milliards de francs Cfa, devrait générer, sur dix ans, une économie nette comprise entre 85 et 95 milliards de francs Cfa pour l’État.
Le Premier ministre a indiqué que ces infrastructures sont « à la hauteur des ambitions nationales » et constituent « un acte de souveraineté » dans la construction d’un État moderne. Il a, par ailleurs, donné des instructions afin de faire de ces datacenters le socle unique de l’hébergement des plateformes publiques et d’assurer le rapatriement de toutes les données actuellement logées à l’extérieur ou dans des centres privés.
Notons que la construction d’un nouveau datacenter national, répondant aux standards internationaux, est prévue à l’horizon 2028 pour servir l’administration publique, le secteur privé, les ONG et l’ensemble de l’écosystème numérique.