Par Claudia Kenou
L’Union internationale des télécommunications (Uit) a procédé jeudi 4 juillet 2024 en Ouganda, au lancement du projet « Africa Broadband Maps ». Une initiative qui vise à donner un coup de pouce à la transformation numérique sur ses territoires dont le Bénin.
Le Symposium mondial de l’Uit pour les régulateurs, tenu à Kampala s’est soldé par plusieurs résolutions. Celle qui retient l’attention est le projet « Africa Broadband Maps ». Il a pour ambition de permettre d’identifier les zones avec une couverture haut débit insuffisante ou des vitesses Internet inférieures aux normes, dans les pays membres de l’Uit dont le Bénin. Ainsi, les résultats permettront aux décideurs politiques d’allouer efficacement les ressources, garantissant ainsi que les investissements dans l’expansion des infrastructures soient efficaces et équitables.
« À l’heure du tout numérique, accompagner les États africains dans leur transformation numérique grâce au haut débit disponible partout, reste une priorité pour l’Union internationale des télécommunications. À ce titre, l’institution internationale s’engage aux côtés de 11 pays africains dont le Bénin avec le projet Africa Broadband Maps qui tient du souci d’accélérer le haut débit. Ce projet de cartographie à large bande, soutenu par la Commission européenne, vise à instaurer des systèmes de cartographie pour encourager l’investissement et la transformation numérique en Afrique. Doté d’un budget de 15 millions d’euros sur quatre ans, le projet bénéficiera initialement à 11 pays : le Bénin, le Botswana, le Burundi, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Kenya, le Malawi, le Nigéria, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe.
L’initiative, pilotée par le Bureau de développement des télécommunications de l’Uit (ITU BDT), s’inscrit dans les efforts de l’organisme pour améliorer la connectivité numérique sur un continent où l’accès à Internet reste limité dans plusieurs régions », a réitéré l’organisation internationale. À noter que la connectivité Internet haut débit demeure marginale en Afrique dans un contexte où seulement 37% de la population a accès aux services Internet.