En investissant 5.6 % de son PIB (155 milliards de dollars) par an dans ses infrastructures, l’Afrique verrait le taux de croissance réel annuel de son PIB augmenter de 4.5 points de pourcentage. Investir dans les infrastructures africaines stimulerait donc le développement mondial.
Pour réaliser ce potentiel, le financement des infrastructures doit doubler. Entre 2016 et 2020, l'investissement total dans les infrastructures a représenté en moyenne 3 % du PIB africain et provenait majoritairement (48 %) des partenaires de développement. En second lieu, des gouvernements africains (41 %). Or, le service de la dette est désormais sept fois plus élevé que les dépenses d'infrastructure en moyenne. Enfin, du secteur privé (11 %). Les investissements privés ont un fort potentiel de croissance, compte tenu des opportunités que présente le continent.
Le 24ème Forum économique international réunira des décideurs du secteur public, des investisseurs privés et des acteurs philanthropiques afin d'examiner comment les investissements dans les infrastructures peuvent favoriser une transformation économique inclusive en Afrique. Les tables rondes aborderont deux défis majeurs : mobiliser des financements pour accélérer le développement des infrastructures, et développer les capacités et les compétences locales pour mener à bien les projets de manière efficace. Le Forum présentera des stratégies et des partenariats innovants qui soutiennent la vision panafricaine en matière d'infrastructures et favorisent une croissance inclusive, la création d'emplois et le développement durable.