Par Claudia Kenou
En célébration de la Journée nationale de l’arbre, ce 4 juin 2025, la Société de Gestion des Déchets et de la Salubrité (SGDS SA) a organisé une cérémonie de plantation d’arbres sur le site de sa Station de Traitement de Boues de Vidange (STBV) à Abomey-Calavi. Au total, 244 saules pleureurs ont été mis en terre, dans une démarche alliant symbolisme, utilité écologique et engagement technique au service de l’environnement.
Pour le directeur général de la SGDS, Gilles Amoussou, cette action dépasse largement la dimension cérémonielle: «Aujourd’hui, nous plantons des arbres. Mais cet engagement ne doit pas se limiter à une seule journée symbolique. Protéger l’environnement est une responsabilité quotidienne». L’entreprise publique, principalement chargée de la gestion des déchets, s’inscrit ainsi de manière active dans le combat contre les effets du changement climatique, en mobilisant à la fois ses ressources humaines, son expertise technique et son ancrage territorial.
En effet, cette édition 2025 met résolument l’accent sur la transmission. La SGDS a retenu comme thème de l’année: «Faisons de nos enfants des ambassadeurs de la forêt pour un Bénin plus vert». Un choix qui reflète une stratégie élargie de sensibilisation. Après avoir touché plus de 200 enfants lors de la précédente édition, l’institution engage cette fois son propre personnel à relayer le message auprès de leurs familles. L’objectif est clair: inscrire durablement la culture de l’arbre dans les habitudes, à commencer par les plus jeunes. Comme l’a rappelé Armelle Guèdègbé, responsable de la sauvegarde environnementale, «nos enfants doivent comprendre que l’arbre est précieux et utile: il produit l’oxygène, capte le CO₂, nourrit, chauffe, construit. Mais il ne suffit pas de le planter, encore faut-il l’entretenir», a-t-elle martelé.
Le choix du site n’est pas anodin. Il s’agit d’un espace à usage technique, exposé à des nuisances potentielles liées à l’activité de traitement des boues. Léa Tchédji, cheffe du service Contrôle Qualité Hygiène Santé Environnement, a précisé la logique de cette implantation: «Grâce aux lits plantés, les odeurs sont en partie absorbées. Mais à long terme, l’efficacité peut s’atténuer. Reboiser les zones tampons permettra non seulement de renforcer le dispositif de filtration naturelle, mais aussi d’améliorer les conditions de travail sur le site», a-t-elle précisé Ce geste en apparence simple prend ainsi tout son sens dans une logique d’écologie appliquée, au croisement de la santé environnementale et de la qualité de service.
En misant sur des espèces à la fois esthétiques et efficaces dans la captation du CO₂, la SGDS démontre qu’un service public peut intégrer les principes de l’économie verte dans sa stratégie opérationnelle. Au-delà de la plantation, c’est une culture de l’attention et de la durabilité qui est appelée à germer. Loin d’une opération de communication, cette initiative porte l’empreinte d’une vision: planter pour durer, transmettre pour transformer.
Fortuné Dotin