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Gestion des conflits : CAMeC-Bénin et Constellation Canada présentent les SGIC et leur rôle clé

Le Centre d’Arbitrage, de Médiation et de Conciliation du Bénin (CAMeC-Bénin) et le cabinet canadien Constellation ont présenté lundi 8 septembre 2025 une session d’information consacrée aux services de gestion informelle des conflits (SGIC).

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Gestion des conflits : CAMeC-Bénin et Constellation Canada présentent les SGIC et leur rôle clé

Le Centre d’Arbitrage, de Médiation et de Conciliation du Bénin (CAMeC-Bénin) et le cabinet canadien Constellation ont présenté lundi 8 septembre 2025 une session d’information consacrée aux services de gestion informelle des conflits (SGIC).

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Par Claudia Kenou

Le Centre d’Arbitrage, de Médiation et de Conciliation du Bénin (CAMeC-Bénin) et le cabinet canadien Constellation ont présenté lundi 8 septembre 2025 une session d’information consacrée aux services de gestion informelle des conflits (SGIC).

Ce dispositif inédit de prévention et de règlement des différends inspiré des pratiques nord-américaines entend offrir aux entreprises et institutions publiques une alternative rapide et confidentielle aux recours judiciaires classiques. La rencontre, tenue au siège de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (CCI Bénin), a réuni divers acteurs du secteur public et privé, venus découvrir ce dispositif novateur destiné à prévenir et résoudre efficacement les tensions dans le monde du travail et au sein des organisations. En ouvrant la séance, Sidonie Houndonougbo, secrétaire générale du CAMeC-Bénin, a rappelé la nécessité pour les entreprises et institutions d’adopter une approche proactive face aux tensions internes. «Le système de gestion informelle des conflits instaure une approche systématique pour prévenir l’aggravation des conflits dans le milieu de travail, en les gérant rapidement et de façon constructive», a-t-elle expliqué. Elle a précisé que ce dispositif, inspiré des meilleures pratiques canadiennes, propose une alternative flexible, confidentielle et moins coûteuse que les procédures judiciaires traditionnelles.

Pour Sylvestre Houngbedji, président-directeur général de Constellation Canada, l’enjeu est de permettre à chaque organisation de définir un cadre interne clair pour gérer toutes les formes de différends susceptibles de surgir, qu’ils soient interpersonnels, hiérarchiques ou institutionnels. «L’objectif du service de gestion informelle des conflits est de prévoir, dans un cadre structuré, la façon dont chaque type de conflit sera résolu. Il ne s’agit pas d’un outil unique, mais d’un ensemble de solutions cohérentes permettant de passer d’un mécanisme à un autre si nécessaire, sans perte de temps ni de ressources», a-t-il souligné.

Les SGIC reposent sur plusieurs techniques, allant du coaching et de la facilitation à la médiation, l’intermédiation, voire l’arbitrage administratif. Des outils adaptés au contexte africain, tels que le lobbying ou les enquêtes indépendantes, notamment dans les cas d’allégations de harcèlement en milieu professionnel, sont également intégrés. Pour Sylvestre Houngbedji, l’intérêt majeur de ce modèle réside dans la confiance qu’il instaure au sein des organisations. «En adoptant ce système, une entreprise rassure ses employés, son conseil d’administration, ses partenaires et ses investisseurs qu’il existe un cadre clair pour régler tout conflit avant qu’il ne prenne des proportions ingérables», a-t-il affirmé, annonçant par ailleurs que son cabinet offre cette année un diagnostic gratuit aux entités intéressées afin d’évaluer leurs besoins et de définir des stratégies adaptées.

Les participants ont salué l’initiative, soulignant son importance pour la prévention des litiges et la fluidité des relations professionnelles. Corneille Gbéwezoun a insisté sur la pertinence des méthodes proposées, en particulier la médiation comme premier recours avant tout passage devant les tribunaux. Landry Kouton, greffier au tribunal de Cotonou, a pour sa part estimé que ces mécanismes représentent «une alternative sérieuse et efficace» permettant de désengorger les juridictions. Cette rencontre pourrait marquer une étape importante dans la diffusion des services de gestion informelle des conflits au Bénin. Elle ouvre la voie à une adoption plus large de ces outils par les administrations, les entreprises et les organisations de la société civile, dans un contexte où la prévention et la résolution rapide des différends deviennent des enjeux majeurs de performance et de gouvernance.

Fortuné Dotin

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