Par Claudia Kenou
A l’occasion des Journées de l’Entrepreneuriat Féminin organisées du 20 au 22 novembre 2024 par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCI Bénin) en partenariat avec la GIZ, les femmes entrepreneures étaient, vendredi 22 novembre 2024, face aux acteurs de différentes institutions béninoises (Adpme, Dgi et Cnss) pour une séance d'échange. Séance au cours de laquelle elles ont eu des réponses à leurs différentes préoccupations.
Le dernier panel tenu le vendredi 22 novembre 2024 intitulé « Paroles aux entrepreneures », dans le cadre des journées de l'entrepreneuriat féminin organisées par la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin (CCI Bénin) du 20 au 22 novembre 2024, a permis aux femmes entrepreneures de lever le voile sur les différents problèmes auxquels elles sont confrontées dans l'exercice de leur passion entrepreneuriale. Des difficultés liées à la fiscalité jusqu'aux problématiques liées à la protection sociale des employés, les femmes entrepreneures se sont exprimées sans langue de bois.
En effet, selon Laurent Gangbès, directeur général de l'Agence de développement des petites et moyennes entreprises (Adpme), l’institution a pour rôle de fédérer et de mettre en cohérence l’ensemble des interventions publiques en appui aux micros, petites et moyennes entreprises avec une offre intégrée d’accompagnement, d’orientation et de financement. Il a mis l’accent sur les dispositifs mis en place par sa structure pour accompagner les petites et moyennes entreprises. Parmi ces dispositifs figurent les subventions d’amorçage et d’accompagnement technique pour aider les entreprises à structurer leurs activités, accéder aux marchés et renforcer leurs capacités. « Nous travaillons avec un pool de banques avec lesquelles nous avons des accords qui permettent d'avoir des financements à un taux très intéressant, mais cela en fonction de la qualité du dossier », a-t-il déclaré. Ces mesures dit-il, sont complétées par un diagnostic complet des entreprises avant tout accompagnement, garantissant un soutien adapté et efficace.
Avec le directeur général des Impôts, il a été abordé la problématique relative à la délivrance de factures normalisées dans certains secteurs d’activités et des dispositifs prévus par la Direction générale des impôts (Dgi) pour combler ce gap. Nicolas Yenoussi est revenu sur l’arrêté portant modalités d’utilisation des machines électroniques certifiées de facturation (MECeF). Il a précisé que dans certains cas particuliers, l’administration peut consentir à certaines entreprises, la dérogation expresse au principe d’utilisation des MECeF compte tenu de la spécificité de leur activité.
Le point principal abordé avec la représentante du directeur de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), c’est le dispositif mis en place pour la protection sociale des employés. « Nous avons pour mission la protection sociale des employés », a déclaré Djouwératou Boukari. Elle a insisté sur l’obligation pour les employeurs de déclarer leurs employés. Des préoccupations soulevées, il a été noté un manque d’informations sur les différents dispositifs mis en place par l’Etat pour accompagner les entreprises ainsi que les obligations des chefs d’entreprises. « Nous avons intérêt à vous accompagner afin que vos entreprises fleurissent », a affirmé Laurent Gangbès. Les femmes entrepreneures ont apprécié la séance d’échange avec ces différentes structures et souhaité avoir d’autres moments de discussions afin d’avoir les informations nécessaires pour mieux faire face à la gestion et à la croissance de leurs entreprises.
Fortuné Dotin