Par Assou AFANGLO
Fermée depuis 2008, la SN-BRAFASO renaît grâce à une réhabilitation estimée à plus de 17 milliards francs Cfa. L’État burkinabè en détient 70% du capital, évalué à 6 milliards de francs Cfa. L’entreprise produira des boissons alcoolisées et non alcoolisées, en valorisant des matières premières locales telles que le maïs, le riz et le sorgho.
Pour l'heure, elle propose deux types de produits faits à base de matières premières locales. Il s'agit de la Braf'or et de la Brafaso. À moyen terme, la société produira de la sucrerie ainsi que de l'eau minérale. Dotée d’une capacité de production annuelle de 600.000 hectolitres, la relance de l’usine va créer 200 emplois directs permanents, 100 temporaires, et environ 20.000 emplois indirects dans la chaîne d’approvisionnement et de distribution.
Une renaissance combattue
La renaissance de cette usine, fierté nationale, n'a pas été facile. Au contexte sécuritaire déjà complexe s'ajoutent des opposants au projet. « En mars 2024, lorsque nous avons tenté de redonner une nouvelle vie à cette unité, nous avons connu beaucoup de souffrance (…) même pendant la construction, avec les nouveaux équipements commandés pour remplacer tous les anciens, des Burkinabè qui se sont inscrits pour travailler dans la reconstruction ont saboté les appareils nouvellement acquis », a témoigné le chef de l’État.
Il a fait savoir que des mesures particulières de sécurité ont dû être prises pour pouvoir aboutir au résultat. Malgré tout, « nous sommes engagés à redonner vie à cette unité et à toutes les unités en souffrance parce que l’industrialisation du Burkina Faso, nous la voulons et nous allons la faire », a-t-il martelé.
La Société Nouvelle-Brasserie du Faso (SN-BRAFASO) est appelée à jouer un rôle clé dans la transformation des matières premières locales, la création d’emplois et la réduction des importations de boissons.