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Le Bénin sécurise son agriculture : Un projet d’assurance inédit pour 100.000 exploitants

Un vent de changement souffle sur l’agriculture béninoise ! Le gouvernement béninois en collaboration avec le cabinet international Pula Advisors, Nsia Assurances Bénin et quelques acteurs du secteur privé, a procédé mardi 4 mars 2025, au lancement officiel du projet pilote d’assurance agricole à indice de rendement. Une initiative ambitieuse qui vient renforcer la résilience de 100.000 petits exploitants agricoles du pays, durement touchés par les aléas climatiques.

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Le Bénin sécurise son agriculture : Un projet d’assurance inédit pour 100.000 exploitants

Un vent de changement souffle sur l’agriculture béninoise ! Le gouvernement béninois en collaboration avec le cabinet international Pula Advisors, Nsia Assurances Bénin et quelques acteurs du secteur privé, a procédé mardi 4 mars 2025, au lancement officiel du projet pilote d’assurance agricole à indice de rendement. Une initiative ambitieuse qui vient renforcer la résilience de 100.000 petits exploitants agricoles du pays, durement touchés par les aléas climatiques.

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Par Claudia Kenou

Un vent de changement souffle sur l’agriculture béninoise ! Le gouvernement béninois en collaboration avec le cabinet international Pula Advisors, Nsia Assurances Bénin et quelques acteurs du secteur privé, a procédé mardi 4 mars 2025, au lancement officiel du projet pilote d’assurance agricole à indice de rendement. Une initiative ambitieuse qui vient renforcer la résilience de 100.000 petits exploitants agricoles du pays, durement touchés par les aléas climatiques.

Avec une enveloppe de 2.370.590.457 francs Cfa, le Bénin avec l’appui de la Coopération suisse et luxembourgeoise déploie un dispositif inédit pour soutenir les agriculteurs (producteurs de riz, de coton et d'élevage) face aux incertitudes climatiques. En effet, dans un secteur agricole largement vulnérable aux sécheresses, inondations et autres catastrophes naturelles, l’assurance agricole apparaît comme une réponse concrète et essentielle. Elle permet de garantir aux producteurs une couverture financière en cas de sinistre, assurant ainsi la stabilité de leurs revenus et la pérennité de leurs investissements. « L'assurance agricole n'est pas un mythe, c'est une réalité ! », a précisé Nicolas Ahouissoussi, directeur général du Fonds national pour le développement agricole (Fnda) dans son allocution d'ouverture. Une déclaration qui, selon la première autorité du Fnda, traduit l'urgence et l'ambition de ce dispositif conçu pour protéger les producteurs face aux risques climatiques et stimuler l'investissement dans le secteur.

Par ailleurs, le projet pilote, opérationnel depuis 2024, touche déjà plusieurs milliers de producteurs répartis à travers le pays. À ce jour, plus de 11.000 producteurs ont été identifiés sur les 100.000 prévus avec un enjeu de taille : protéger les exploitations agricoles contre les variations climatiques et offrir aux producteurs un filet de sécurité leur permettant de faire face aux pertes imprévues, tout en sécurisant la souveraineté alimentaire du pays. « Bien plus qu'un simple dispositif d'assurance, ce projet incarne notre engagement à soutenir la résilience et la prospérité de nos agriculteurs, l'épine dorsale de l'économie béninoise », a indiqué Pierre Sagara, directeur régional de Pula Advisors pour l’Afrique francophone. Pour lui, ce projet démontre comment les partenariats public-privé peuvent contribuer à un développement agricole. «En intégrant l’assurance dans les programmes nationaux, nous offrons aux agriculteurs une sécurité financière, limitant ainsi la dépendance aux fonds d’urgence des donateurs et renforçant la résilience sur le long terme», a-t-il ajouté.

De plus, le modèle de cette assurance repose sur des indices de rendement, utilisant des données climatiques et agricoles pour évaluer les pertes subies. Dans son allocution qui a consacré le lancement officiel dudit projet, Gaston Dossouhoui, ministre en charge de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche a insisté sur des détails instructifs. Pour lui en effet, le système d’assurance indicielle se distingue des modèles traditionnels en offrant une réponse rapide, fondée sur des critères objectifs. En cas de sinistre, le paiement des indemnités est déclenché dès que les seuils définis par les indices sont atteints. Ce mécanisme de couverture rapide est d’autant plus crucial dans un pays où l’agriculture constitue l’un des piliers de l’économie. L'État, pour sa part, assure une subvention substantielle de la prime d’assurance, allégeant ainsi le fardeau des producteurs. En ce qui concerne les producteurs de riz par exemple, la prime d’assurance est fixée à 13.650 francs Cfa, mais ce dernier n’en paie que 2.750 francs Cfa. «Pour les producteurs du coton, la prime d’assurance est de 27.540 francs Cfa et le producteur paye 5.508 francs Cfa. Les producteurs du gros bétail quant à eux ne paieront que 4.600 francs Cfa au lieu 23.490 francs Cfa», a indiqué le ministre. Un modèle qui garantit une large accessibilité à cette couverture pour les exploitants, dont la plupart sont de petits producteurs à faibles revenus. Pour lui, le succès de cette initiative dépendra de l’engagement collectif et de la capacité à mobiliser l'ensemble des parties prenantes. «Je suis convaincu que cette initiative marquera un tournant décisif dans la vie de nos petits exploitants agricoles. C'est un pas vers un avenir où chacun, indépendamment de la taille de son exploitation, pourra prospérer et contribuer à la sécurité alimentaire de notre nation. Je voudrais vous inviter tous à participer activement à ce projet, à partager vos idées et vos expériences afin que nous puissions atteindre les objectifs visibles», a conclu le ministre de tutelle.

Rappelons que cette cérémonie de lancement a été couplée à la distribution aux riziculteurs assurés des premières indemnités au titre de la campagne 2024-2025. A l’occasion, Arouna Bossou, représentant des bénéficiaires, a exprimé son satisfecit au gouvernement béninois et aux partenaires techniques et financiers. «Nous tenons à exprimer, au nom des acteurs des filières bénéficiaires et particulièrement des agriculteurs, notre profonde gratitude envers le gouvernement qui, au titre de la campagne agricole de 2024, a pris en charge les primes d'assurance au profit de 111.000 producteurs de riz, permettant ainsi, sur la base du rapport de sinistralité validé, le versement d’une indemnisation de 116.945.441 francs Cfa aux agriculteurs touchés par les aléas climatiques. Cet engagement inédit marque un tournant décisif pour notre secteur. Il est difficile d’imaginer l’impact considérable que cette somme aura pour nous, agriculteurs, qui avons subi des pertes majeures cette saison en raison des caprices du climat», s’est-il exprimé.

Fortuné Dotin

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