Par Claudia Kenou
Le Bénin progresse dans la lutte contre la corruption. D’après le dernier Indice de Perception de la Corruption (IPC 2024) publié par Transparency International, le pays améliore son score, atteignant 45/100 contre 43 l’année précédente. Une avancée qui lui a permis d’occuper la 69ᵉ place mondiale sur 180 pays, au même niveau que le Sénégal, São Tomé-et-Príncipe et la Côte d’Ivoire.
Ce gain de deux points est le résultat d’une série de réformes engagées par le gouvernement du président Patrice Talon et les institutions républicaines. Axées sur le contrôle budgétaire et la lutte contre les infractions économiques, ces mesures visent à renforcer la transparence et à assainir la gestion publique. Mais, malgré cette évolution positive, le Bénin reste à un rythme modéré par rapport à d’autres pays africains. La Côte d’Ivoire, par exemple, a engrangé dix points en cinq ans grâce à une offensive anti-corruption soutenue et des réformes institutionnelles profondes.
Le véritable enjeu pour le Bénin est de transformer cette dynamique en tendance durable. « La corruption est une menace globale qui fragilise la démocratie et freine le développement. La lutte contre ce fléau doit être une priorité de long terme pour tous les États », insiste François Valérian, président de Transparency International. Dans un contexte africain contrasté, les Seychelles (71/100), le Cap-Vert (64/100) et le Botswana (59/100) figurent parmi les pays les mieux notés, tandis que la Guinée équatoriale (17/100), le Soudan du Sud (13/100) et la Somalie (11/100) peinent encore à progresser.
Pour consolider ses acquis et éviter toute stagnation, le Bénin mise sur des initiatives internationales. Son adhésion récente à l’Open Government Partnership témoigne de sa volonté d’ancrer durablement la transparence et la redevabilité au cœur de sa gouvernance.