Par Claudia Kenou
Le Conseil des Ministres du mercredi 31 janvier 2024 sous la houlette de Patrice Talon, a été caractérisé, par plusieurs mesures. Mesures au nombre desquelles, la création d’agences de sauvegarde de la culture dans les aires socioculturelles en République du Bénin.
Elles sont au nombre de quatre agences à être créées et dont les statuts ont été approuvés. Il s’agit de l’Agence de sauvegarde de la culture Adja-Tado ; l'Agence de sauvegarde de la culture Yoruba ; l'Agence de sauvegarde de la culture du Grand Borgou et l'Agence de sauvegarde de la culture des Montagnes. Leur avènement répond à un besoin. Celui, d’après le Conseil des Ministres, de promouvoir la mise en valeur des éléments constitutifs du patrimoine des aires concernées, notamment les traditions et expressions orales, les arts de spectacle, les pratiques sociales, les rituels, les événements festifs, les connaissances se rapportant à la nature et à l’univers ainsi que les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel pour autant qu’ils ne contreviennent pas aux lois et règlements en vigueur.
Toujours à en croire le communiqué du Conseil des Ministres, constituées sous la forme d’établissement public à caractère social et scientifique, elles auront pour mission principale d’élaborer, sur la base des orientations du Gouvernement, des plans de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, en liaison avec les communautés, groupes et/ou individus, le cas échéant. « Elles se chargeront également d’assurer leur mise en œuvre dans la perspective d’améliorer leur contribution au développement socioéconomique du pays », indique le compte-rendu.
Une fois opérationnelles, ces agences constitueront, rappelle le compte-rendu, un creuset pour l’appropriation et la valorisation du patrimoine culturel immatériel du Bénin. Elles ne disposent pas de territoires physiques de compétence mais couvrent plutôt des espaces socioculturels.