Par Claudia Kenou
Le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance du Bénin bénéficie d'un budget de 26,98 milliards de francs CFA pour l'exercice 2025, marquant une augmentation de 6% par rapport à 2024. Cette hausse a été approuvée par les députés lors de l'exercice 2025. L'étude du projet de Budget général de l'État (BGE) 2025, reflète l'engagement du gouvernement à renforcer le volet social, qui représente plus de 40% des dépenses globales de l'État, selon la ministre Véronique Tognifodé.
Les ressources allouées seront utilisées pour poursuivre les réformes en cours et mettre en œuvre plusieurs projets prioritaires, notamment la protection sociale et inclusion (Construction et équipement des Guichets uniques de protection sociale, rénovation des centres pour personnes handicapées et des centres pour aveugles, prise en charge alimentaire de 150.000 ménages pauvres extrêmes via des transferts monétaires (50.000 francs CFA par ménage, deux fois dans l'année) grâce au programme Gbessoké, Soutien économique à 2.500 ménages touchés par des chocs climatiques, à raison de 200.000 francs CFA par ménage) ; la formation et l’emploi (l’extension du volet formation du programme ARCH à 4 nouvelles communes, l’accompagnement de 3.000 artisans par l'octroi de crédits d'équipement, le développement des classes socio-éducatives et appui aux établissements inclusifs pour personnes handicapées) ; le soutien aux personnes vulnérables à travers la prise en charge intégrée des enfants de la rue et des enfants autistes, l’appui à l'entrepreneuriat des personnes handicapées, le lancement et opérationnalisation du Centre d'assistance psychiatrique et de soutien aux personnes en situation de mendicité, l’établissement de cartes d'égalité des chances pour les personnes handicapées, la poursuite des aides financières pour les étudiants handicapés non boursiers et les parents vulnérables ayant des triplés ou plus). S’agissant de la microfinance et de la résilience économique, il y a le renforcement du programme de microcrédit Alafia, le développement du projet ARCEPE-Ahinadjè pour améliorer la résilience des petites entreprises agroalimentaires dirigées par des femmes et l’extension des interventions en éducation financière et protection des clients des systèmes financiers décentralisés. Face aux députés, la ministre des affaires sociales et de la microfinance, Véronique Tognifodé a souligné que cette enveloppe budgétaire reflète les efforts du gouvernement pour accompagner les populations vulnérables et promouvoir l'inclusion sociale. Elle a également insisté sur le fait que ce budget ministériel s'intègre dans une stratégie globale où les dépenses sociales occupent une place prépondérante dans les finances publiques du pays.