Par Claudia Kenou
L’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep Bénin) a publié son rapport annuel 2024, révélant un recouvrement de 66,12 milliards de FCFA pour le compte de l’État. Ce chiffre, bien que légèrement inférieur aux 72,48 milliards collectés en 2023, illustre la continuité des efforts du régulateur dans un contexte marqué par des avancées technologiques rapides et une demande croissante en connectivité.
L’année 2024 a constitué une étape charnière pour l’évaluation à mi-parcours des objectifs du plan stratégique 2022-2026. L’Arcep a renforcé ses actions de régulation pour améliorer la performance économique des secteurs des communications électroniques et de la poste. Elle a assuré le respect des cahiers des charges des opérateurs, favorisé la concurrence, protégé les consommateurs et amélioré l’accès aux ressources sectorielles. Le rapport d’activités 2024 met en lumière les réformes entreprises, les défis relevés et les perspectives de régulation, en conformité avec le Code du numérique en vigueur au Bénin. Pour 2025, l’Arcep projette d’intensifier ses actions autour de quatre axes stratégiques. Il s’agit de la gouvernance efficace de la régulation; du renforcement de la régulation numérique et de l’innovation; le développement du secteur postal et la protection des utilisateurs.
S’agissant de la gouvernance efficace de la régulation, il y a l’amélioration du fonctionnement interne de l’institution, le renforcement de la visibilité et de la participation aux instances régionales et internationales, la formation sur les nouvelles technologies: 5G, objets connectés (IoT), intelligence artificielle, Fintech, Big Data, etc et la promotion de la transparence dans la régulation et implication des parties prenantes. Pour ce qui est du renforcement de la régulation numérique et de l’innovation, il y aura le suivi du déploiement de la 5G et expérimentation de technologies comme les HAPS et HIBS; la valorisation des ressources rares (spectre, numérotation); les études de marché et contrôles accrus sur les opérateurs.
En ce qui concerne le développement du secteur postal, il y aura l’élaboration d’une stratégie nationale pour le secteur, la surveillance de la qualité du Service Postal Universel et la lutte contre l’informel et la dynamisation du marché postal. Enfin, s’agissant de la protection des utilisateurs, l’Arcep prévoit l’amélioration de l’accès à l’information, le développement d’une application mobile pour mesurer la qualité de service via crowdsourcing, le contrôle du Débit d’Absorption Spécifique (DAS) des terminaux et la réduction de l’empreinte écologique des services.