Par Claudia Kenou
Dans un engagement commun pour combattre la stigmatisation et la discrimination liées au VIH, Expertise France et ONUSIDA ont officiellement signé un accord de partenariat d’un montant de 1.921.520 € à la représentation permanente de la France auprès des Nations unies à Genève. La cérémonie de signature s'est déroulée en présence de l’Ambassadrice Anne-Claire Amprou en charge des questions de santé mondiale, de l’Ambassadeur Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France auprès des Nations unies à Genève, de Winnie Byanyima, directrice exécutive de l’ONUSIDA et secrétaire générale adjointe des Nations unies, ainsi que de Jérémie Pellet, directeur général d’Expertise France. Cette information a été rendue publique à travers un communiqué de presse de l'ONUSIDA en date du 28 février 2024.
Lequel communiqué notifie que ce partenariat qui vise à appuyer la réponse communautaire à la stigmatisation et à la discrimination et la réforme législative dans six pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, est financé par Expertise France via l’Initiative, une facilité française complémentaire du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Le projet aspirant à favoriser l’accès à des services VIH inclusifs et respectueux des droits de l’Homme pour les populations clés, les jeunes femmes, les adolescentes et les filles sera mis en œuvre au Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, République Centrafricaine, Sénégal et Togo. « Cet accord vise la réduction des inégalités en matière d’accès aux soins et aux traitements pour les populations les plus vulnérables au VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre. La France s’engage ainsi pour la santé mondiale aux côtés d’ONUSIDA dans une approche d’équité, de solidarité et de progrès humain », a déclaré Jérôme Bonnafont, représentant permanent de la France auprès des Nations unies à Genève.
Anne-Claire Amprou, ambassadrice pour la santé mondiale a souligné que « par ce partenariat, la France est heureuse de pouvoir réaffirmer son engagement pour le renforcement des systèmes de santé, ainsi que sa volonté de lutter contre la stigmatisation, la discrimination et les inégalités de genre dans l’accès aux soins des populations les plus vulnérables, notamment par le soutien des dispositifs communautaires ».
Il importe de préciser à titre d’exemple en 2022, qu'au Bénin et au Cameroun la prévalence du VIH était respectivement de 7,2% et 24,3% chez les travailleurs et travailleuses du sexe, de 8,3% et 20,6% chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, de 21,9% chez les personnes transgenres et de 1,2% et 4% chez les détenus et détenues alors que le taux de prévalence est de 0,8% et 2,6% parmi la population générale. Ainsi, à travers ce partenariat, l’ambition de la France et de l’ONUSIDA est d’améliorer les réponses juridiques et sociales face au VIH, en ciblant particulièrement la réduction des inégalités de genre et des violences basées sur le genre dans l’accès à la prévention ; au dépistage et au traitement du VIH pour les populations clés dans les services de santé publics et communautaires au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Togo et en promouvant un cadre juridique plus favorable et respectueux des droits de l’Homme, au Bénin, au Cameroun et en République centrafricaine.
Par Brunelle Tchobo