Par Boris Mawuena
L’objectif est de soutenir les start-up technologiques en phase d’amorçage en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale francophone. Dans le détail, l’institution panafricaine prévoit un apport de 4,5 millions d’euros en capitaux propres, complété par deux millions d’euros sous la forme d’une tranche de couverture de première perte, mobilisée pour le compte de la Commission européenne dans le cadre du programme Boost Africa. Cette intervention vise à renforcer la capacité du fonds à investir dans des entreprises à forte composante technologique ou numérique.
Le fonds Saviu II ambitionne de consacrer au moins 60% de ses engagements aux pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre, notamment la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Bénin, le Sénégal, le Togo, le Burkina Faso et le Mali. Il pourra également réaliser des co-investissements en Afrique de l’Est, en ciblant des start-up technologiques disposant d’équipes solides et de modèles économiques éprouvés, avec une stratégie d’expansion vers les marchés francophones d’Afrique de l’Ouest.
Saviu II prévoit d’investir entre 500.000 et trois millions d’euros dans une vingtaine de start-up technologiques, principalement orientées « B2B », en phase d’amorçage ou lors d’une première levée de fonds institutionnelle. Une enveloppe spécifique sera également dédiée au préamorçage, avec des tickets minoritaires réalisés en co-investissement avec des studios, incubateurs ou autres acteurs de l’écosystème entrepreneurial.
Créé en 2018, Saviu Partners s’est spécialisé dans l’accompagnement des jeunes entreprises innovantes en Afrique francophone. Son premier véhicule d’investissement, Saviu I, lancé la même année avec une capitalisation de 10 millions d’euros, illustre une stratégie centrée sur l’amorçage et le développement des start-up à fort potentiel.