S'abonner

Diodora Lebrun, Femmes d’Affaires

Cinquième et dernier numéro de notre série d’interviews consacrée à des femmes sexagénaires, dirigeantes, béninoises et accomplies. Ces interviews ont été réalisées dans le cadre de la publication du numéro d'août du magazine CADRECO.

Offrir cet article

Partagez cet article premium avec une personne de votre choix. Elle recevra un lien sécurisé pour y accéder gratuitement.

Diodora Lebrun, Femmes d’Affaires

Cinquième et dernier numéro de notre série d’interviews consacrée à des femmes sexagénaires, dirigeantes, béninoises et accomplies. Ces interviews ont été réalisées dans le cadre de la publication du numéro d'août du magazine CADRECO.

Adresse email du destinataire
Le destinataire recevra un email avec un lien sécurisé valable 24 heures pour accéder gratuitement à cet article premium.

Partager cet article

Faites découvrir cet article à votre réseau.

Par Claudia Kenou

CADRECO | Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel dans le secteur bancaire, de vos débuts jusqu'à votre poste de directrice d'agence ?

Diodora Lebrun : J'ai commencé ma carrière en 1978 à la Caisse Nationale de Crédit Agricole au Bénin. J'ai ensuite travaillé dans trois autres banques. Après la Caisse, j'ai intégré la Banque Internationale du Bénin (BIBE), puis le Crédit Lyonnais, une banque française qui s'est implantée au Bénin en 1992. Cette banque a par la suite été renommée La Continentale Banque Bénin. J'y suis restée jusqu'à ma retraite en 2008.

Au début de ma carrière à la Caisse, j'étais au front office, où je m'occupais de l'ouverture des comptes et de l'accueil des clients. À la BIBE, j'ai travaillé à la caisse, notamment dans la gestion des versements et des espèces. Quand j'ai rejoint le Crédit Lyonnais en 1992, j'ai été affectée au back office, dans un service administratif et comptable chargé du traitement des chèques certifiés, des virements, et des chèques de compensation. J'y ai travaillé jusqu'en 2001, où j'ai été promue chargée des comptes VIP, en charge des comptes des institutions. Enfin, j'ai été nommée cheffe d'agence à La Continentale Banque Bénin, dans la succursale de Dantokpa, où j'ai terminé ma carrière.

Après une carrière bancaire de 30 ans, qu'est-ce qui vous a motivée à travailler dans une maison de retraite comme ORPEA ?

Diodora Lebrun : Depuis l'âge de 18 ans, j'avais le désir de m'occuper des enfants, mais les circonstances ne m'ont pas permis de réaliser cette ambition. Le climat de l’époque ne se prêtait pas à ce genre d’opportunité après mon Bac. J'ai donc poursuivi ma carrière bancaire. À ma retraite en 2008, je suis partie en France, mais avant de me reconvertir dans la petite enfance, je devais acquérir de l'expérience dans le monde du travail. J'ai choisi de travailler dans une maison de retraite, car s'occuper des personnes âgées ressemble à bien des égards à s'occuper des enfants. Les personnes âgées, tout comme les enfants, ont besoin de soins et d'attention. C'était la première opportunité d'emploi qui s'est présentée à moi. Cela m'a permis d'acquérir des compétences avant de me consacrer pleinement à mon objectif de longue date : la petite enfance.

Qu'est-ce qui vous a inspirée à créer la crèche-garderie BISOUNOURS à Cotonou ?

Diodora Lebrun : J'ai toujours eu une passion pour les enfants et ceux qui nécessitent une attention particulière. Les bébés, en particulier, ont besoin de beaucoup de soins, et j'ai toujours eu un faible pour eux, car je trouve qu'ils ne reçoivent souvent pas assez d'amour. Cette passion m'a accompagnée depuis mes 18 ans, et j'avais fait la promesse à moi-même que si un jour j'en avais la possibilité, je me consacrerais à eux. C'est ce rêve que j'ai réalisé après ma retraite.

Même pendant ma carrière bancaire, je m'occupais toujours des enfants de ma famille, de mes neveux et nièces. J'avais même créé une chorale pour enfants. Après avoir suivi une formation en France, je suis retournée au Bénin et j'ai créé la crèche-garderie BISOUNOURS en 2017.

Pouvez-vous partager un défi que vous avez rencontré dans votre carrière et comment vous l'avez relevé ?

Diodora Lebrun : À la banque, lorsque je travaillais au service administratif et comptable, je n'étais qu'une employée, pas une cheffe de service. Un jour, mon supérieur a été promu à un autre poste et on m'a proposé de le remplacer en tant que cheffe de service. Ce poste exigeait de solides connaissances en comptabilité, que je n'avais pas à l'époque. Mais je ne pouvais pas refuser une telle opportunité. J'ai donc dû redoubler d'efforts pour m'approprier les compétences nécessaires, en travaillant dur, y compris les week-ends, et en approfondissant mes connaissances en comptabilité et en traitement de texte. Ce fut un défi à relever en très peu de temps, mais grâce à la persévérance et à l'aide de mes collègues, j'y suis parvenue.

Comment votre expérience dans le secteur bancaire a-t-elle influencé votre travail à ORPEA et maintenant la gestion de votre crèche-garderie ?

Diodora Lebrun : Le secteur bancaire repose en grande partie sur le relationnel. Il s'agit de comprendre et de répondre aux besoins matériels des clients. Dans la maison de retraite ORPEA et maintenant à la crèche BISOUNOURS, il s'agit également de relations humaines, mais cette fois, il faut répondre à des besoins plus personnels et émotionnels. Mon expérience bancaire m'a appris à gérer des situations de manière pragmatique et à trouver des solutions rapidement. Cette capacité à interagir avec les gens et à résoudre des problèmes a été essentielle dans ma transition vers ces nouveaux secteurs.

Selon vous, quelles sont les qualités essentielles pour réussir dans ces domaines diversifiés ?

Diodora Lebrun : La première qualité est la volonté. J'avais une volonté farouche de réussir. Ensuite, la persévérance est cruciale. Dans tout parcours, il y a des obstacles, mais il ne faut pas abandonner à la première difficulté. Il faut savoir rester calme face aux défis, car il y a toujours une solution à chaque problème. L'humilité est également importante. Il faut être prêt à admettre qu'on ne sait pas tout et être ouvert à l'apprentissage. La communication est également essentielle. Ne jamais avoir honte de demander de l'aide ou des conseils lorsque cela est nécessaire.

À la une en ce moment

Articles à la une - Navigation horizontale

Vous avez un événement à organiser ?

Ne manquez pas l'opportunité de le promouvoir auprès d'une audience avide de découvertes. Publiez votre événement et laissez notre plateforme le propulser.

Créer un événement

Événements à venir

GITEX AFRICA 2026

Marrakech, Maroc
07.04.2026

Forum Invest in African Energy (IAE) 2026

Paris, France
22.04.2026

Africa CEO Forum 2026

Kigali, Rwanda
14.05.2026
Voir plus

Restez informés

Retrouvez la sélection de la rédaction sur notre chaîne WhatsApp.

Suivez-nous